La médecine a fait des progrès considérables ces dernières décennies. Peut- on imaginer une telle révolution dans la compréhension, le traitement et la prévention des conflits ? Le fonctionnement d’un organisme sain s’appelle la physiologie. Et la physiopathologie en situation anormale. Peut-on considérer la guerre comme un fonctionnement pathologique des relations entre États ?
Nous disposons aujourd’hui d’outils de traitement de l’information d’une puissance absolument considérable que nous n’avions pas il y a encore quelques peu d’années. Il devient envisageable de les nourrir de l’ensemble des textes connus sur l’histoire et d’extraire le « fonctionnement » détaillé des conflits et découvrir leurs « facteurs de risque ».
Ce travail en fait une micro-démonstration.
Un regard bien dirigé dans le passé peut nous aider à mieux comprendre les problèmes de conflit que nous vivons aujourd’hui. Ce travail expose une méthode d’extraction de la connaissance des textes basé sur l’expérience d’un projet d’analyse automatique des rapports médicaux réalisé avec l’université de New York dans le cadre d’un projet du Fonds National Suisse.
« La formation est la base d’un monde meilleur ». Je crois également fortement à la formation, l’éducation. Apprendre qu’il y a des personnes qui pensent différemment de nous, qui agissent différemment. Qu’il y a d’autres cultures, d’autres habitudes, d’autres valeurs. Afin d’augmenter la tolérance et enrichir notre vision du monde.